Antise .... <3 ma perd-spect(r)e-iv(r)e

(...) Antise, tu n'es pas une drogue mais une maladie occulaire qui provoque l'overdose lacrymale au creux de nos cervaux (...)


une nuit, sous la pleine lune qui te sourie, ton amie la pluie vien te mouiller les cheveux.
al
longée dans l'herde, tu ne te redresses pas. pourtant abasourdie et surprise, tu refuses l'effort à defaut de ta fénéantise.
tu es une fée n
ée Antise. Antise, ma douce, ma jolie, tu es la hantise de toute les vies. les hommes te fuient
et te nient à
défaut de t'aimer. Antise, tu n'es pas une erreur, ni un défaut. tu es l'évolution d'un monde qui ecrase les coeurs avec ses gros sabots.
Ant
ise ma jolie, ma douce, mon incomprise. tu es celle que les gens méprisent. tu ne te souviens peut être pas de cette glace à la vanille que tu dégustais
avec
les doigts. ce soir d'été annoncait l'hiver avec des couleurs sucrées. ce soir d'été, il faisait froid, mais pourtant tout le monde t'aimait.
puis, tes aile
s ont poussé. tu n'étais plus qu'une succétion de métamorphoses. le bleu de tes yeux à laissé place à un gris perçant. ton regard sentait le sang.
des tribl
as noirs s'instalérent sur ton visage. un maquillage intense pour une fée qui danse.
tu es divin
e, tu rayonnes. pourtant, aux yeux du monde, tu deviens immonde. créature inhumaine. tous ces regards d'admiration se transformérent en regard de haine.
ma
douce, ma belle, ma petite fée, ce soir d'été, tu t'es enfuie. survolant monts et collines, tu t'exiles pour que seule la lune puisse t'admirer lorsque tu te mutiles.
et tu
sais, chaque soir je pleure, ma fée.et je ferme les volets de notre maison sur la face d'un monde stupide et absurde.
le vent
fait rage, une fois de plus, je sais que tu t'accables, sur ta montagne. tu sais ma belle, la vie sans toi n'est plus qu'un entassement de poussiéres et de larmes.
de chag
rin et de vacarme. il me reste encore une photo de toi, Antise. tu es assise, de dos, et tu fixes l'horizon. je ne vois pas ton visage mais je devine une larme qui coule sur ta joue.
une l
arme qui est morte au creux de tes lévres, comme tant d'autres que tu assassinais le soir, dans ta chambre, en fermant à clef, la porte.
les
murs ont des oreilles et une bouche. les murs hurlent tes maux alors que toi tu les ravales.
ma
douce, ma belle Antise, toutes ces pillules et ces alcools indigestes que tu digéres attaquent ta santé mentale. défayance cérébrale. annéantie ma Antise.
l
e bruit des goutes de pluie qui tombent sur ton visage résonnent dans ton esprit. tu entrevois le soleil. mirage, il fait toujours nuit.
et l
es larmes du monde luisent sur ton corps d'adolescente. tu as froid. au fur et a mesure que ton coeur tremble ce sont tes ailes qui se fendent.
ma douce Anti
se, tu es ma propre et unique traitresse. tu es la hantise de mes nuits. car Antise, quand je te fuis, je me fuis. ta triste vie n'est rien que ma propre vie.
Antise tu es
la hantise de ma vie. tu es la hantise de ma personne, de mon dégout et de ma rage. car c'est sur la montagne que je m'accable, les bras, plantés de lames, le visage, trempé de larmes.
sou
dain la douce pluie laisse place à l'orage. oups. la lune disparait, ce n'était qu'un mirage...




(...) Antise, tu n'es pas une erreur, pas un défaut. tu es l'evolution d'un monde qui ecrase les coeurs avec ses gros sabots (...)
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Antise .... <3 ma perd-spect(r)e-iv(r)e

# Posté le dimanche 29 octobre 2006 17:11

Modifié le dimanche 29 octobre 2006 17:24

" on a retrouvé Ginette, dans le coffre d'une voiture . "

" on a retrouvé Ginette, dans le coffre d'une voiture . "
(...) un stupide destin pour une belle paire de seins (...)
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Quand j'étais petite , je voulais être funambule . Dans
l
a rue , je faisais l'équilibriste sur les trottoirs .
Moi
, Ginette Monge , petite fille excentrique et colorée , le sourire aux lévres , ne savais pas qu'un bien triste destin se cachait derriere cette envie d'équilibre . Je marchais sur le monde entier , j'en ecrasais des kilométres , j'en perdais des sourires , et combien de rires ont résonné dans le fin fond de ma ruelle résidentielle ?
Su
r la place de l'eglise , toujours en imitant les funambules le long des trottoirs , je donnais des pieces dorées aux mendiants . Leurs sourires m'illuminaient comme une etoile . Leurs sourires me réchauffaient . En plus d'être funambule , j'etais magicienne . Je faisais apparaitre les piecettes de derriere leurs oreilles .
Moi , Ginette Monge , de taille moyenne , des rondeurs là où il en faut , des grands yeux marrons , des cheveux chatains clairs , ancienne danseuse professionelle au village , ne savais que faire de son enfance étoilée .
J'étais
belle , petite , fine , avec une petite robe , des sandalettes à poids . Une corde à sauter dans une main , mon nounours dans l'autre et des rêves plein la tête . Je tenais en équilibre sur les trottoirs en ecartant les bras pour ne pas trébucher .
Main
tenant , je suis obligée d'ecarter les cuisses sur les trottoirs . Je suis toujours equilibriste, certes , mais sur des chaises , des tables , des coffres de voitures , sur des hommes ; Les hommes ces salauds ...
Je n'ai plus de robes et de sandalettes à poids mais des mini-jupes , des collants raisilles troués , des grandes bottes noires luisantes et des corsets pour me faire désirer .
Je ne s
uis plus au village , je suis dans la citée des lumieres . Je suis la péripathéticienne la plus convoitée du bois de boulogne .
Avant , je vi
dais mes saccoches pleines de pieces aux mendiants . Maintenant c'est les mendiants qui vienne vider leurs saccoches dans moi . Avant ils me souriaient parce que je leur faisait plaisir . Maintenant ils me crachent dessus , parce que ça fait plus "chienne" comme ils le disent ...
Av
ant je voulais être une etoile , maintenant je ne suis que poussiere .
Mais je vous jure , que péripathéticienne est un métier . Je suis misérablement rémunérée , mais je le suis tout de même .
Je n'
ai pas d'appartement , à Paris tout est bien trop cher pour une pute dans mon genre .
Mais malgré t
out , je suis souvent à Monmartre .
Je n'a
i pas pus être funambule , alors j'ai appris à jongler et à jouer du violon . Je divague entre le bois et Monmartre .
Entre le b
ois des putes et le quartier des artistes . Je suis la jongleuse violoniste . Celle à qui les passants remplissent les chapeaux . Pas seulement avec des pieces , mais avec des sourires , et des rires . Des belle paroles , des chants , des gestes .
Ma vie
est tellement differente de la projection que m'avaient prédie mes rêves. La jalousie s'installe aussi vite que la peste. Elle contamine. Elle tue. Etre la plus belle prostituée de sa rue. Et la plus douée des artistes de Montmartre. Cela nous met directement le pistolet sur la tempe et le couteau sous la gorge.
Pourtant c'e
st de talent que je regorge. la competition a tué mon nom. et mes rêves crévent sous la pression de cette balle qui git dans ma tête. Tirée a bout portant par une dénomée Ginette, de l'autre côté du miroir.
Un tr
ou dans mon crâne et mes rêves s'envolent. Plus de trottoirs, plus de violons. Plus que du noir et un torrent de Marimont. Je ne peux plus voir, je ne peux plus entendre. je ne sais plus ou je suis. ou je vis. je ne suis plus qu'un tas de cendre. ou plutot, une poussiere d'etoile...

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(...) une belle gueule déchiquetée par un cou de gun (...)
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# Posté le mercredi 01 novembre 2006 08:13

Fume en Bulle

Fume en Bulle
(...) allumer les etoiles comme des cigarettes (...)



fumer. s'allumer la tête comme on allume une cigarette. une flamme semblable a celle d'un chalumaut ou d'un flambeau utilisé pour brûler l'hérésie sur le buchet.rouler. nous roulons sur le monde en ecrasant sous nos semelles les beautés immondes qui nous génent. lecher. une petite fille avec sa sucette, sa jupe, ses sandales et ses trente six couettes. tenir. tu tiens a tes proches ainsi qu'a des objets sucsains a un bonheur irréel. allumer. tu allumes le bout de ta clope en savourant le bon air avan de suffoquer de désir. allumer les etoiles comme des cigarettes. dans la bouche. l'amener dans ta bouche, au creux de tes levres, comme on amene un corps au bord de la mort, au creux de ses cris, a coups de couteaux. tirer. tirer sur la clope comme on tire des balles a bouts portant au plus profond de son coeur pour le déchirer. avaler. comme une catain avalant le lait de la soumission et de la perversité. avaler ses pleurs comme un pavé sans pouvoir le macher. retenir. se tenir en retenue face a un monde totalement absurde et sogrenue. comme une danseuse se tenant sur les pointes, retenant droitement son allure, sans un mot, a demi nue. souffler. souffler comme aprés avoir retenue trop longtemps une pression, un mal visible ou innexistant. souffler pour faire le vide de l'âme. fumée. déchet d'une combustion toxique. ou intoxique. chronique de répétition. consummation. intoxication. suffocation. deconnexion cérébrale.


(...) aux creux de tes levres, a coups de couteaux (...)
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# Posté le samedi 04 novembre 2006 17:40

Modifié le samedi 04 novembre 2006 18:28

Lettre d'une internée

(...) mes mots, inculqués par mes bouraux : scarif junior , pour grandir avec les maux. (...)


je vous ecris sur cette bande photographique pour vous priez de me laisser sortir du zoo.
je
vais mieux, ma skyzoplastie est guérie. je n'ai plus besoin d'être enfermée derriere des tuiles pendant les nuits.
je ve
ux qu'on me libére aussi la journée. et à l'infinie. biensur que je vais mieu, ca ne se voit pas?
les a
nti-compresseurs n'agissent plus sur ma santé cérébrale car je suis guérie. oui oui, complétement guérie.
j'en
ai marre de passer des tests pour savoir si ma santé mentale est redevenue normale. puis c'est même pas des tests.
c'es
t un QCM. toujours le même en plus. une ultime question. subliminale question. qui trotte dans les chemins de ma cellule.
" Vo
us sentez vous prêtes à sortir ? " et je leur réponds toujours " sortir de quoi? " , et on me referme la porte de la liberté.
c'est une question idiote, je trouve. et comme dirait ma mere "a question idiote, reponse idiote! " hé hé! mais c'est eux les imposteurs.
incapables! tous des incapables! il me renferme dans leur boite blanche et m'accable. des cachets, des cachets.
on
m'organise même un jeu. il faut que je cherche les cachets cachés par les médecins. imbéciles de blouses blanches! j'suis pas folle.
mais
sortez moi de là avant que je ne devienne un macabé. un légume du potager incapable de bouger! même pour avaler vos stupides cachets.
je
suis visionnaire. biensur que oui que je le jure. je visionne dans ma cellule des paquets entiers de pillules. des verres entiers de gellules.
je prends des pillules pourquoi? parce que je suis somnambulle.
j
e prends des gellules pourquoi? parce que je veux être funambulle.
je prends des pillules pourquoi? parce que je suis somnambulle.
je prends des gellules pourquoi? parce que je veux être funambulle.
je prends des pillules pourquoi? parce que je suis somnambulle.
je prends des gellules pourquoi? parce que je veux être funambulle.

je prends donc des pillules pour dormir et des gelulles pour mourir. le rêve fait vivre. mais si on dort au lieu de rêver alors .. on meurt.
non no
n je ne suis pas folle. je ne suis pas non plus sous l'emprise d'une suicidaire hardeur. vous me faites mal au coeur.
vos infir
mieres sont vulgaires. crucifére. je suis la réincarnation de Lucifer. en personne. son nom résonne. mais grand ciel qu'est ce que le ciel?
ca fait
bien des lunes que je n'en n'ai pas vu la couleur. est-il bleu, vert , orange? je ne sais plus. qu'est ce qu'une lune? j'ai des pillules en formes de lunes.
s
urement pour que ça fasse plus "fantaisie a avaler". idioties! mon sang rentre en fusion au contact des perfusions. je ne veux plus manger, vous m'empoisonnez.
pourtant j'ai faim. mais je serai me retenir jusqu'a demain, et aprés demain. et encore. sur un chemin lointain.
je
me seche le vernis à ongle au seche cheveux. ca fait du bruit, c'est chaud. c'est beau. ca séche vite. et ca fait bouger les cheveux. j'ai l'impression d'être à l'air pur.
je vous
en supplie. je ne suis pas folle. rendez moi ma liberté. le zoo ne me convient plus. les barreaux, mon esprit ne les supportent plus.
no
n non je ne prends pas de drogue. je suis naturellement comme ça. je réflechie par moi même. je n'ai pas besoin de champignons allucinogénes.
je vou
s en supplie sortez moi de cette prison. je vois des morts vivants du sol au plafond. ce sont même leurs tibiats qui gient sur ma fenetre.
ma fenetre
est clouée, je ne peux plus m'envoler! stupide! vous vous trompez vous n'avez pas enfermez la bonne personne.
j'ai
des ailes. j'ai des elles. jet dé zéle. mon zéle! oui c'est ca! au diable mon zéle! zeste de citron. medecins en tous genre, vous méritez tous une abblation!
pillules + gellules = guérison? dérision! espoir faussé! monumental entubement. pensement sur mes bras! je me suis ouvert les veines. aux quatre coins de la piece.
mes
mots? quels sont mes mots? scrabble junior, pour grandir avec les mots.
p
uis mes maux, inculqués par mes bouraux : scarif junior , pour grandir avec les maux. ainsi que sa suite, le tome II des jeux : scarif sénior, pour vieillir avec les maux.
scarif c
ollector, pour périr sous les maux...
arra
chez moi de ces cables qui me suspendent au dessus d'une Terre qui tourne injustement sans moi. j'ai envie de manger la neige. de pouvoir suivre la trace de mes propres pas.
le car
diogramme ne fonctionne plus et petit a petit se stoppe. je suis dans une zone ou on echange une vie contre une mort.
je n'ai
pas vécu. je finirai aux enfers.
Lucifer ,
notre pere, merci de m'avoir fait cadeau d'une vie aussi belle....
" Vous
sentez vous prêtes à sortir ?
_ ah bon, je suis rentrée quelque part ?" .



(...) les anti-compresseurs n'agissent plus sur ma santé cérébrale car je suis guérie (...)


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Lettre d'une internée

# Posté le dimanche 05 novembre 2006 16:18

Modifié le dimanche 05 novembre 2006 16:58

evolution lunaire

(...) un quart lunaire. mes yeux sont devenus des etoiles (...)


rondeur lunaire.
je vi
s dans ma residence secondaire. et du haut de mon toit, j'admire la lune qui se remplie des larmes du soleil. elle est resplendissante, elle grandit et prend une place considerable dans ma vie. mes cellules cerebrales se developpent sous l'eclairage de la lune. mon liquide lacrymal s'echappe de mes globes occulaires devant sa splendeur eternelle. je pleure. melancolie naturelle. tristesse existencielle. je marche sur les nuages. j'ai la tête dans la lune.
trois q
uart lunaire. l'espoir de la vie m'exaspére. et laisse mon bonheur hanter ma sphére cérébrale. et colore mes rêves aux couleurs de sa vie. seules mes cellules lacrymales meurent dans mon lit et laissent mon desespoir convertir mes envies. modifications cellulaires. mes cellules deviennent suicidaires.
émi-lu
naire. je ne sors plus. je suis las des activités journalieres. debout. arrêt d'un de mes deux emisphéres. je suis en pause totale. ébettée devant la splendeur de la lune. je me fige. une pensée noire. puis un blanc. moi qui était si pudique. je me retrouve à elogier la lune. hypnotisée. assise sur mon toit. à demie nue.
un quar
t lunaire. mes yeux sont devenus des etoiles. je ne rêve plus que par eux. mes espoirs tombent en poussiére. aux creux de mes bras. poussiéres d'etoile. dans mon lit. je cris. un cris strident sourd. et je me surprends, hurlant dans le miroir. il eclate. je saigne. blessures d'espoir. je meurs lentement, je m'eteinds. la lumiere eclaire le trésor de mon chagrin. mes larmes resplendissent sous mes signaux de detresses. on arrête pas une fleur qui se fâne. plus que quelques secondes d'eternité avant l'arrêt de mes rêves, sombres et colorés.
di
sparition lunaire. décomposition cellulaire. arrêt de mon second emisphére. anéantie mon cerveau. berceau cérébral. destruction lacrymale. mes rêves ne sont plus que tas de cendres. je hurle. je pleure. et doute qu'une âme sourde m'entende. je suis seule. sur mon toit. à demie nue parmis la poussiére de rêves. overdose mélancolique. lune destructrice. mon corps, sous les cicatrices. je m'abandonne à la solitude. lune, triste lune. je meurs. suicide organisé des étoiles. vertige. vide. déconnexion cérébrale.


f
(...) debout. arrêt d'un de mes deux emisphéres (...)
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evolution lunaire

# Posté le mardi 07 novembre 2006 13:53

Modifié le mardi 07 novembre 2006 14:28