(...) Antise, tu n'es pas une drogue mais une maladie occulaire qui provoque l'overdose lacrymale au creux de nos cervaux (...)
une nuit, sous la pleine lune qui te sourie, ton amie la pluie vien te mouiller les cheveux.
allongée dans l'herde, tu ne te redresses pas. pourtant abasourdie et surprise, tu refuses l'effort à defaut de ta fénéantise.
tu es une fée née Antise. Antise, ma douce, ma jolie, tu es la hantise de toute les vies. les hommes te fuient
et te nient à défaut de t'aimer. Antise, tu n'es pas une erreur, ni un défaut. tu es l'évolution d'un monde qui ecrase les coeurs avec ses gros sabots.
Antise ma jolie, ma douce, mon incomprise. tu es celle que les gens méprisent. tu ne te souviens peut être pas de cette glace à la vanille que tu dégustais
avec les doigts. ce soir d'été annoncait l'hiver avec des couleurs sucrées. ce soir d'été, il faisait froid, mais pourtant tout le monde t'aimait.
puis, tes ailes ont poussé. tu n'étais plus qu'une succétion de métamorphoses. le bleu de tes yeux à laissé place à un gris perçant. ton regard sentait le sang.
des triblas noirs s'instalérent sur ton visage. un maquillage intense pour une fée qui danse.
tu es divine, tu rayonnes. pourtant, aux yeux du monde, tu deviens immonde. créature inhumaine. tous ces regards d'admiration se transformérent en regard de haine.
ma douce, ma belle, ma petite fée, ce soir d'été, tu t'es enfuie. survolant monts et collines, tu t'exiles pour que seule la lune puisse t'admirer lorsque tu te mutiles.
et tu sais, chaque soir je pleure, ma fée.et je ferme les volets de notre maison sur la face d'un monde stupide et absurde.
le vent fait rage, une fois de plus, je sais que tu t'accables, sur ta montagne. tu sais ma belle, la vie sans toi n'est plus qu'un entassement de poussiéres et de larmes.
de chagrin et de vacarme. il me reste encore une photo de toi, Antise. tu es assise, de dos, et tu fixes l'horizon. je ne vois pas ton visage mais je devine une larme qui coule sur ta joue.
une larme qui est morte au creux de tes lévres, comme tant d'autres que tu assassinais le soir, dans ta chambre, en fermant à clef, la porte.
les murs ont des oreilles et une bouche. les murs hurlent tes maux alors que toi tu les ravales.
ma douce, ma belle Antise, toutes ces pillules et ces alcools indigestes que tu digéres attaquent ta santé mentale. défayance cérébrale. annéantie ma Antise.
le bruit des goutes de pluie qui tombent sur ton visage résonnent dans ton esprit. tu entrevois le soleil. mirage, il fait toujours nuit.
et les larmes du monde luisent sur ton corps d'adolescente. tu as froid. au fur et a mesure que ton coeur tremble ce sont tes ailes qui se fendent.
ma douce Antise, tu es ma propre et unique traitresse. tu es la hantise de mes nuits. car Antise, quand je te fuis, je me fuis. ta triste vie n'est rien que ma propre vie.
Antise tu es la hantise de ma vie. tu es la hantise de ma personne, de mon dégout et de ma rage. car c'est sur la montagne que je m'accable, les bras, plantés de lames, le visage, trempé de larmes.
soudain la douce pluie laisse place à l'orage. oups. la lune disparait, ce n'était qu'un mirage...
(...) Antise, tu n'es pas une erreur, pas un défaut. tu es l'evolution d'un monde qui ecrase les coeurs avec ses gros sabots (...)
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